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EXISTRANS 2005 - Tract des Panthères roses - 1er octobre 2005 La différence-des-sexes c’est très très très important… pour justifier les discriminations et les inégalités !

C’est un garçon ! C’est une fille !

Ce sont les premiers mots qui suivent la naissance d’une personne. Notre sexe et notre corps sont immédiatement catalogués « homme » ou « femme ». Ensuite la famille, l’école, la télé, la pub, .nous apprennent à être des garçons ou des filles… Et gare à qui ne parvient pas à se conformer au genre qu’on lui assigne (« tu seras un homme mon fils ! »), gare à qui veut changer la donne.

La bite ne fait pas le genre

Ne pas se référer à son sexe de naissance et ne pas s’y conformer est considéré comme une transgression suprême de l’ordre moral et symbolique qui repose sur la différence-des-sexes. Cette transgression est sanctionnée par des discriminations d’ordre social et juridique : pas le droit de changer d’état civil sans avoir subi d’opération de « réassignation chirurgicale » (opération du sexe qui correspond à une stérilisation), pas le droit de se marier (Camille et Monica se sont vuEs refuser le droit de se marier alors que leur état civil le permet), pas le droit simplement de prendre l’avion, de payer par chèque, de retirer un colis à la poste parce que vous avez choisi de devenir une femme et qu’il y a écrit « sexe masculin » sur votre carte d’identité (et vice-versa), pas de politique de prévention et de soins adaptées, notamment pour le VIH.

Droit de disposer de son sexe, de son corps, et d’un accès égalitaire à la santé

Celles et ceux qui transforment leur corps, se l’approprient, l’hormonent, l’altersexualisent, le modulent, se heurtent à un système médico-social, farouche gardien des corps.

Disposer de son corps, c’est pouvoir le transformer tout en gardant les droits auxquels toutE être humainE peut prétendre. Le droit à la santé nécessite que les praticiens considèrent les spécificités d’un individu (consommation de substances diverses, histoire, mode de vie.) sans qu’interfère un jugement moral (« vous l’avez bien cherché »).

Nous revendiquons :

- le droit de choisir son genre, son corps, son sexe, sa sexualité, sans entraves

- la suppression de la mention du sexe sur l’état civil

- l’accès aux soins pour toutEs, avec ou sans papiers, avec ou sans « moralité »

- des politiques publiques de prévention des IST et du sida qui prennent en compte les spécificités des populations ciblées

- la dépsychiatrisation des trans, le droit à l’auto-diagnostic

- le changement d’état civil avec ou sans opération


Appel de soutien au mariage de Camille et Monica

- Appel de soutien au mariage de Camille et Monica - Du maire au procureur : la transphobie d’état sévit ! Le maire de Rueil-Malmaison, refuse de marier Camille, transexuelle, femme pour l’état civil, et Monica, transgenre, homme pour l’état civil. Il en décide seul, selon des critères obscurs. Jeudi 26 mai, le procureur de Nanterre a pris la décision de s’opposer au mariage en prétextant une motivation « militante ». Au préalable : une enquête, une demande de visite médicale, des questionnements sur leur « projet matrimonial » , autant d’attaques humiliantes contre Camille et Monica. L’état transphobe et lesbophobe met tout en œuvre pour leur démontrer, ainsi qu’à l’ensemble de la société, qu’elles sont des sous-citoyennes, dont les droits effectifs sont soumis à l’arbitraire. Des représentants de l’État pratiquent ouvertement des discriminations. Un homme ou une femme… quand ça les arrange Monica est trans. NéE homme, elle a un genre social féminin. Si elle souhaitait changer d’état civil, elle devrait satisfaire à des exigences réactionnaires : garantie de sa stérilité, prouesses psychologiques pour prouver qu’elle serait une vraie femme, opérations médicales obligatoires. Toutes ces démarches seraient soumises au bon vouloir de psychiatres officiels qui définissent les protocoles de changement de sexe.

Dans ce parcours, les trans sont considéréEs comme des malades mentaLEs - pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme pour le système de soins français. ELLEs n’ont rien à dire. Ce système transphobe dénie le droit de disposer de son corps et impose notre état civil : un homme c’est comme « ça » et pas autrement. Ainsi, pour l’état civil elle est un homme… sauf que… Lorsqu’elle se présente à la mairie de Rueil-Malmaison pour organiser son mariage avec Camille dont la carte d’identité stipule qu’elle est une femme, rien ne va plus ! Le maire engage des procédures diverses pour annuler ce mariage. Malgré plusieurs tentatives rejetées parce qu’infondées, il obtient une enquête et le report du mariage d’un mois.

Monica serait devenuE femme ? Célébrer un mariage entre deux personnes de même genre dégoûterait le maire ? Ou est-ce parce que Camille est transsexuelle ? Deux normalités contradictoires On nous le dit, on nous l’impose : le mariage est réservé à l’union d’un homme et d’une femme, dans cet ordre, l’ordre des choses. Le mariage est un privilège hétérosexuel et il institue la normalité. On nous le dit, on nous l’impose, le genre s’hérite du sexe de naissance ou s’arrache à des experts normatifs, après des années de démarches et d’infantilisation …

Refusons l’arbitraire transphobe ! Le Ministre de l’Intérieur, pourtant si prompt à annuler le mariage de Bègles, reste muet face à l’acharnement du maire de Rueil-Malmaison. Encéphalogramme plat également du côté de la HALDE, pourtant présentée par J. Chirac, comme la panacée de la lutte contre les discriminations.

Nous n’avons que faire du jugement personnel du maire. Nous attendons du procureur, qu’il se contente de faire appliquer la loi commune à touTEs, trans ou pas !

Nous exigeons que le mariage de Camille et Monica ait lieu sans plus de délai.

Premières organisations signataires : Académie Gay & Lesbienne - Act-up Paris - AGLA France (associations des gays et lesbiennes arméniens de France) - An Nou Alle ! (Association LGBT afro-caribéenne) - C’est le bouquet ! - commission LGBT Les VERTS - Emergence 67 (Groupe lesbien, gay, bi et trans d’Alsace) - Inter centres LGBT - JCR - LCR - Le GAT (Groupe activiste trans) - les Panthères roses - Les Putes.com - Les VERTS - Mix-Cité - STS (Support Transgenre Strasbourg) - TaPaGeS (Transpédégouines de Strasbourg)


==== IDAHO ====

Journée Mondiale de Lutte Contre l’Homophobie - 17 mai 2005 Bien sûr, vous n’êtes pas homophobe, mais… Être homophobe, c’est ringard ! D’ailleurs tout le monde est contre l’homophobie, même Chirac, pourtant farouche opposant à l’égalité des droits, mais initiateur de haute autorité bidon contre les discriminations. Même mon voisin, qui conduit pas « comme un pédé », mais qui n’a rien contre « ces gens-là »… La posture anti-homophobe cache souvent une forêt d’insultes, de lois discriminatoires, de comportements d’exclusion… qui ont la vie dure !

UNE TOLERANCE SI HOMOPHOBE

La lutte contre la discrimination fait désormais partie de l’attirail de tout responsable politique qui se respecte. Rares sont ceux qui osent encore dire que les homosexuels sont « une menace pour la survie de l’humanité » (C. Vanneste, député UMP, 07/12/04) : la tendance serait plutôt à une certaine « tolérance ». Mais les « toléréEs » restent bien « anormaux » et soigneusement maintenuEs à leur statut d’infériorité.

Suite à l’agression de Sébastien Nouchet, brûlé vif le 16 janvier 2004 parce qu’homosexuel, de nombreux responsables politiques, Chirac et Perben en tête, y sont allés de leur petit mot de compassion. Mais ce concert d’indignation s’est vite transformé en cris d’horreurs lorsque des LGBT ont exigé l’égalité totale en droit comme en fait. Ainsi, au printemps 2004, le débat - focalisé sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe - a donné lieu à une déferlante conservatrice prête à tout pour préserver un privilège hétérosexuel : le mariage ! C’est un « repère » fort qui énonce qu’un mode de vie prévaut sur tous les autres : le couple hétérosexuel producteur d’enfants. De Chirac à Jospin, de Royal à Villepin, les unEs et les autres, tout en niant être homophobes, ont défendu à corps et à cris cet « ordre symbolique » menacé par des déviantEs un peu trop gourmandEs !

Plaindre les LGBT qui souffrent c’est charitable, mais mettre les normaux et les perversEs sur un rang d’égalité… JAMAIS ! Tout l’art consiste à condamner un principe flou - l’homophobie - sans toutefois le définir. Cela permet de s’en tenir à des bonnes intentions morales en jouant habilement avec les revendications LGBT tout en ne concédant aucun droit.

« C’EST PAS UN TRUC DE PEDE »

Dire qu’un truc qui vaut rien c’est « un truc de pédé », pour bien prouver qu’un pédé ça vaut rien, c’est de l’homophobie. Ne pas envisager qu’une femme puisse ne pas désirer les hommes, c’est de la lesbophobie. Mépriser celui ou celle qui n’a pas l’apparence de son sexe de naissance, c’est de la transphobie. Ce mépris des gais, des lesbiennes et des trans dessine trop bien les contours de la normalité hétérosexuelle. L’homme hétérosexuel, courageux, viril et avide de pouvoir… n’est pas un pédé. Affectueuse et maternelle, son « complément naturel », La femme, n’est pas une gouine moche et masculine.

Bref le « bon sens « a systématiquement besoin de se référer aux LGBT pour décrire ce qu’il ne faut surtout pas être. Ainsi, les discours sur les LGBT ne tarissent pas. Des sexologues étudiant ces comportements « pathologiques », aux émissions de télé qui nous utilisent comme le dernier exotisme tendance…le monde parle de nous pour mieux nous voler la parole. Si les anormaux parlent, que vont-ils dire ? Qu’il est possible pour une femme de jouir sans bite. Qu’en effet monsieur aime se faire enculer. Que monsieur a de jolis pectoraux depuis sa mamectomie… Et puis quoi encore ? ? ? Que l’hétérosexualité ne serait pas le seul mode de vie possible, tant que vous y êtes !

Pour éviter cela tous les moyens sont bons : inégalité dans la loi, insultes au quotidien, dépréciations, invisibilisation, culpabilisation…. L’homophobie, la lesbophobie, la transphobie, c’est tout ce qui permet aujourd’hui encore de maintenir le mode de vie hétérosexuel comme supérieur à tout autre. Les Panthères roses


Journée des femmes 2005

8 mars 2005 - Tract des Panthères roses - Pour un féminisme d’émancipation… pas d’exclusion ! La hiérarchie entre les sexes demeure une réalité. De l’infériorité des salaires (28% en moyenne) au “partage” inégal des taches ménagères (80% assumées par les femmes), en passant par les temps partiels imposés et les violences faites aux femmes (une femme sur dix victime de violences conjugales), le sexisme constitue une violence au quotidien. L’urgence actuelle est de lutter contre la politique gouvernementale libérale qui touche les femmes en premier lieu et l’ordre moral qui les assigne au seul rôle de mère de famille. C’est pourquoi nous refusons les pièges de division parcequ’ils affaiblissent le mouvement féministe.

L’hétéropatriarcat institue la division du monde en deux catégories - l’une “évidemment” dominée par l’autre. Des stratégies de résistances, aussi diverses que les expériences, ont émergé. En luttant là où elles étaient, sur leur lieu de travail, dans la rue, dans la famille, dans l’université… des femmes ont exprimé avec leurs mots, leurs discours, leurs parcours, leurs références culturelles, le refus d’un monde où le sexe de naissance détermine le devenir social. Lesbiennes, travailleuses en lutte, prostituées, femmes au foyer, femmes migrantes, femmes battues, femmes violées, … le féminisme existe partout où des femmes refusent la domination masculine.

Après des décennies d’offensive antiféministes et de politique ultra-libérale et xénophobe des gouvernements français, le mouvement féministe est divisé et affaibli. Dans ce contexte, certaines tendances du mouvement féministe s’arrogent le droit de décider qui peut légitimement lutter contre la domination masculine.

Au nom de la dénonciation du voile comme instrument d’aliénation - ce que nous ne contestons pas - toute parole de femmes voilées arabo-musulmane est niée. Au nom du féminisme, certain-e-s rejettent les femmes voilées et celles et ceux qui luttent à leur côté contre une loi d’exclusion de l’école publique et leur refusent le droit de signer l’appel à cette manifestation qui comprend notamment le droit à disposer de son corps (avortement, contraception, éducation sexuelle).

De même, la parole des prostituéEs est systématiquement écartée au profit d’associations d’aides aux prostituéEs. Au-delà des positions que l’on peut avoir sur la prostitution (abolition, réglementation, libéralisation…), ne jamais accepter l’auto-organisation des prostituéEs est une violence supplémentaire.

Le féminisme doit rester une démarche d’émancipation où des stratégies de résistances s’opèrent à partir de chaque réalité quotidienne. Il ne peut y avoir de prérequis indispensables avant d’avoir le droit de lutter contre la domination masculine !

Nous sommes des gouines et des pédés et nous sommes féministes. Parce que nous combattons la hiérarchie entre les sexes et l’assignation de genre. Parce que nous refusons l’hétérosexualité obligatoire à l’exclusion de tout autre mode de vie. Notre ennemi demeure l’hétéropatriarcat, ses pièges, ses tentatives de divisions. Cette résistance s’organise avec toutes celles qui veulent lutter contre les effets de la domination masculine, sans exclure, dans le débat et la diversité des références culturelles, historiques, politiques, quotidiennes !


Marche des fiertés 2004

Marche des fiertés 2004 - Tract - 26 juin 2004 Les perverSEs se rebiffent contre les repères Alors que les gais, les lesbiennes et les trans n’ont toujours pas les mêmes droits que les hétérosexuels, l’homophobie moderne ou à l’ancienne se porte bien !

Un seul droit : celui de fermer sa gueule ! Concrètement, à l’heure actuelle, les pédés et les gouines n’ont pas accès à la procréation médicalement assistée, alors que les couples hétérosexuels stériles y ont droit. Les pédés, les gouines et les trans n’ont pas accès à l’adoption, alors que les couples hétérosexuels mariés y ont droit. Les pédés et les gouines n’ont pas le droit d’espérer que leur partenaire de nationalité étrangère se voit accorder la nationalité française, alors que les couples mariés y ont droit. Ne parlons même pas des avantages fiscaux divers qui échoient aux couples mariés et dont les trans, les pédés et les gouines sont de fait privéEs. Par contre, les trans, les gais, et les lesbiennes ont le droit de se faire insulter (« les gouinasses dans les camps ! ») sans que la loi permette à des associations de se porter partie civile. En d’autres termes, les trans, les gais et les lesbiennes ont le droit de fermer leur gueule quand on les insulte et de raser les murs. L’heure n’est plus à quémander une simple réforme mais à revendiquer la totale égalité des droits, pré-requis de la lutte contre les discriminations.

Homophobie : et les masques tombèrent Condescendance de certainEs, apologie de la haine pour d’autres, une seule conclusion est à retenir : le mariage et la filiation sont des privilèges hétérosexuels. Leur seul argument : la nature ! Ségolène Royal déclare « S’il s’agit d’améliorer un contrat civil pour une égalité des droits (…), oui. S’il s’agit d’une confusion des repères et d’une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non. ». Elle prend prétexte d’une confusion qu’elle-même introduit en restreignant l’égalité des droits au seul Pacs. Elle refuse donc d’accorder aux lesbiennes, gays, bis et trans un statut juridique au nom de … convictions religieuses ! De plus, elle introduit cette fameuse notion de repère, fil rouge de tous les discours s’opposant aux droits des LGBT. Lionel Jospin s’autorise la déclaration suivante « J’entends parler d’égalité des droits (…) comme si le principe d’égalité des droits devait effacer toutes les différences ». Loin de nous l’idée d’effacer toutes les différences. Il ne s’agit pas ici d’effacer les différences, mais d’effacer les discriminations ; la nuance est de taille. Enfin, l’actuel gouvernement s’illustre à merveille dans son rôle de garant des discriminations. Après les déclarations compassionnelles de Chirac, suite à l’agression de Sébastien Nouchet, la promesse de loi contre les propos homophobes se fait toujours attendre. Lors du débat sur le mariage de nombreux ministres se sont posés en ennemi de l’égalité des droits. Ainsi, Nicolas Sarkozy affirme « Dire que le mariage peut s’adapter au couple homosexuel est une erreur ». Il y a donc dans la définition même du mariage, un élément qui le rend incompatible avec l’homosexualité. Incompatibilité qui a dernièrement justifié la décision exceptionnelle de Dominique de Villepin de suspendre Noël Mamère des ses fonctions de Maire. Agissant ainsi, il a donné un geste fort de soutien à tous les homophobes, lesbophobes, transphobes de ce pays.

« le plus beau jour de sa vie » L’institution du mariage est un pilier de l’hétéropatriarcat. Il sacralise par une reconnaissance juridique et des avantages sociaux et fiscaux, le couple hétérosexuel. C’est un « repère » fort qui énonce qu’un mode de vie prévaut sur tous les autres : le couple hétérosexuel producteur d’enfants. Cette institution va donc marquer la partie juridique de l’obligation hétérosexuelle. Elle définit l’inégalité des rapports hommes-femmes, institue la famille comme entité éducative, économique et sociale, et privilégie ceux qui se conforment à ce modèle. De la même façon, sur le plan culturel, les contes de fées se terminent par des mariages, les petites filles jouent à la mariée et à la future maman : le mariage c’est « le plus beau jour de sa vie ! »

Cadre idyllique et bien tranquille, mais un jour viennent les perverSEs ! Lorsque, au nom de l’égalité des droits les gays et les lesbiennes exigent leur entrée dans le mariage, nous sommes violemment renvoyéEs à la position de perverSEs qui nous est assignée. De comparaison avec la zoophilie en insultes homophobes (« un papa une maman oui, des tantes non ! », « les gouinasses dans les camps »), de justifications psychologisantes en défense de l’ordre naturel, les opposants de l’égalité des droits n’ont au final qu’une seule défense : le mariage sert à désigner ce qu’est un couple, ce que doit être la filiation ; l’ouvrir aux gays et aux lesbiennes c’est mettre les normaux et les pervers sur un pied d’égalité ! Accorder l’égalité des droits aux déviantEs remettrait donc en cause l’hétérosexualité, qui est incapable de se définir autrement que par la négative, selon le principe de « je ne suis pas gouine », « je ne suis pas pédé », etc. Et c’est bien là toute la force politique de la revendication !

Égalité des droits et abolition des privilèges Il est temps que la classe politique française prenne ses responsabilités : condamner verbalement les violences à l’encontre des LGBT ne suffit pas. Il faut des mesures concrètes pour enrayer leurs causes profondes. Revendiquer l’égalité des droits, c’est remettre en cause dès à présent la suprématie de l’hétérosexualité. Ce n’est pas une fin en soi, mais un premier pas vers l’abolition des privilèges hétérosexuels. Exiger l’égalité, c’est provoquer un choc frontal avec le système politique, comme en témoigne le retour des alarmes sur la perte des « repères ». S’il s’agit des repères de la société hétéropatriarcale - ordre, repli sécuritaire, sexisme, famille - alors c’est à dessein que nos revendications les attaquent. Nos propres repères sont tout autres : sécurité sociale, solidarités collectives, égalité des droits.


 
texte/pantheres.txt · Dernière modification: 2010/02/04 11:26 (édition externe)
 
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